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voir aussi http://www.cr-guadeloupe.fr/html/econonie.htm
(site du Conseil Régional)
L'agriculture
est un secteur important
de l'économie guadeloupéenne. Environ 1/3 de la surface totale de l'île est
consacrée à l'agriculture, qui est composée essentiellement de cannes à
sucre et de bananes. Ces produits sont commercialisés exclusivement en France
et en Union Européenne.
La
banane représente près de 25 % des
exportations en valeur. Le sucre est la seconde production locale. Cependant, la
Guadeloupe doit affronter la concurrence des pays d'Amérique latine qui bénéficient
d'un faible coût de main d'œuvre. Le secteur agricole est donc en difficulté.
Il subsiste grâce aux aides et au protectionnisme de la Métropole qui est le débouché
principal des bananeraies de la Guadeloupe.
La production de
rhum se partage entre le rhum
agricole, obtenu par distillation du jus de canne fermenté, le rhum industriel,
préparé à partir de mélasse, et le rhum léger.
La Guadeloupe produit également de
l'ananas,
du café, du cacao et de la vanille, mais en petites quantités.
La
pêche, en Guadeloupe, reste une
activité artisanale, à cause du milieu marin trop pauvre. La production est
quand même estimée à 10 000 tonnes par an. Cependant, ces prises ne satisfont
que 60 % à 70 % des besoins locaux.
Le secteur industriel et artisanal
regroupe 9,5 % des entreprises du département (hors agriculture et services non
marchands).
L'agro-alimentaire
reste prédominant dans le
secteur puisqu'il représente 37,3 % du total des emplois.
Le développement de ce secteur est dû en
partie aux usines de transformation des produits locaux et aux industries de
biens de consommation, tel que EDF (Electricité de France), premier employeur
industriel du département.
Il existe deux grands pôles industriels :
La zone industrielle de
Jarry, située près de Pointe-à-Pitre,
qui s'étend sur un périmètre total de 300 hectares et regroupe environ 900 établissements
et 10 000 salariés
La zone industrielle de Baillif à Basse-Terre, deuxième pôle industriel de l'île.
L'artisanat
tient également sa place dans l'économie
guadeloupéenne, puisqu'il emploie 16 % de la population active dans les
domaines du bois, de la production de textiles et de vêtements et du BTP.
Le tourisme
apparaît comme l'un des
secteurs essentiels de l'économie du département. Il est essentiellement
d'origine métropolitaine (82 %) et se développe très rapidement. En 1997, 675
000 touristes ont visité la Guadeloupe, en passant en moyenne 5,7 jours sur l'île.
Ce sont donc près de 4 300 000 nuitées qui ont été assurées,
auxquelles il faut ajouter les 305 000 visiteurs en croisière.
Le secteur tertiaire réunit donc près des
3/4 des emplois (73 %) avec le tourisme, les services (22,6 %), le commerce
(13%) et les services non marchands (29 %).

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des
chiffres : (
données 1997)
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PNB
(en 1997). 8 955 $ par hab. 75 % du PNB vient de l'apport de la
métropole (transfert de fonds publics en 1983 : 5 milliards de F),
l'État assure 50 % de la protection sociale. Population active
(en % et, entre parenthèses, part du PNB en %) : agriculture 15 (15),
industrie 20 (17), services 65 (68). Total (en 1997) : 125 900
(dont 52 700 chômeurs).
Chômage (en 1998) : 27,8 %. RMI (en 1998) : 24 278
allocataires. Fonctionnaires : métropolitains en grand nombre.
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Budget
(en millions de F, 1996). Dépenses État : 1 993 (dont
investissements 531) ; région 396 (211) ; département 830 (160) ;
commune 1 048 (32). Recettes État : 1 150 (dont impôts directs
et assimilés 509) ; région 381 ; département 838 ; communes 1 037.
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Agriculture.
Terres (en 1996) : SAU 50 794 ha dont t. arables 24 683
dont cultures industrielles 13 610 (canne à sucre : 55 % des t.
arables), fruitières 6 687 (bananes : 5 760), légumes 3 621, autres
300 ; surface en herbe 25 100 ; jardins familiaux 320 ; cultures
florales 141. Exploitations (1995) 16 530. Sucre (canne
récoltée et, entre parenthèses, sucre extrait, en milliers de t) : 1960 :
2 000 ; 79 : 1 111 (105) ; 80 : 976 (92) ; 85 :
520 (53) ; 90 : 334 (25) ; 91 : 622 (55) ; 92 :
483 (38) ; 93 : 748 (50) ; 94 : 575 (45) ; 95 :
376 (33) ; 96
: 532 (49). Bananes (en milliers de t) : 1988 : 140 ; 89
(cyclone Hugo) : 93 ; 90 : 84 ; 92 : 148,3 ; 93 :
133,6 ; 94 : 115,6 ; 96 : 87,1. Valeur finale
(en millions de F, 1996) : 1 070 dont canne à sucre 221,4, bananes
d'export. 81,7, production animale 228,8.
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Élevage
(en milliers de têtes, au 1-1-1997). Bovins 80,4, caprins 40, porcins
30,9, ovins 3. Abattage (en t de carcasses produites, 1996) :
bovins 3 203, porcins 1 017, caprins 262, volailles 285. Pêche
(en 1996), 2 132 marins-pêcheurs (en 1997), 872 navires armés.
Consommation locale 17 131 t. Prises : 9 500 t.
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Problèmes
agricoles : rhum, sucre, bananes, ananas stagnent alors que les
importations augmentent de 15 % par an. La production n'est plus
compétitive sauf subventions (souvent mal réparties).
Prix de revient de la main-d'œuvre 4 ou 5 fois plus élevé que
dans les îles voisines (et jusqu'à 10 fois celui de Haïti). Export.
couvrent 25 % des import.
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Énergie.
Importée pour 90 %, principalement hydrocarbures. Consommation : 659
000 tep. Électricité : 30 % de la consommation ; ventes : 990
millions de tep ; 2 centrales thermiques à fuel prix de revient du kWh
(1997) : 0,55 F (France 0,42) ; puissance maximale appelée : 170 MW ; 2
centrales hydrauliques (2 % de la production) ; géothermie potentiel 15
à 20 MW (centrale de 4,8 MW à Bouillante ; eau à 240 oC à
320 m de profondeur) ; ferme éolienne de La Désirade et à
Marie-Galante ; centrale du Moule mixte bagasse-charbon (importé de
Colombie) associée à la sucrerie Gardel (2 x 30 MW) inaugurée
9-4-1999. Industrie.
Rhum 66 000 hl d'alcool pur, sucre.
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Transports
(en 1997). Aériens : passagers : 1 891 146, fret 15 535. Maritimes
: 2 413 744 t. Routes (en km, 1996) : nationales 346,
départementales 619, communales 1 595. Parc automobile (en
1996) : utilitaires 32 428, particuliers 77 997, motos 3 342
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Tourisme
(au 1-1-1997). Hôtels : 180 (6 458 lits) ; résidences de
tourisme 14 (2 666) ; meublés 125 (504) ; gîtes 373
(1 242) ; villages de vacances 2 (377). Touristes en hôtellerie :
573 000 dont (en %) de métropole et
Dom
89,7, Europe 7,6, USA et Canada 2,6. Touristes de croisière
(1997) : 400 bateaux, 543 870 passagers. Basse-Terre : parc
national (créé 1989, zone centrale 17 000 ha, périphérie 16 200 ha)
et réserve naturelle du Grand cul-de-sac marin (créée 1987, 1 620 ha
en littoral, 2 100 ha en milieux marins), classés réserve de
biosphère par l'Unesco (novembre 1992) avec ensemble du Grand
cul-de-sac marin, site Ramsar (décembre 1993), îlets Pigeon (plongée
sous-marine), réserve marine de St-Barthélemy (créée 1996, 1 200 ha
en milieu marin). Espèces protégées animales
: 106 oiseaux (arrêté du 17-2-1989) dont le pic de la Guadeloupe,
les hérons, les rapaces, la plupart des passériformes et tous les
oiseaux marins ; 16 mammifères dont le racoon (Procyon minor)
et les chauves-souris ; 18 reptiles et 4 amphibiens dont 2 grenouilles
endémiques, 2 espèces d'iguanes (iguane délicatissima : 1/3 de la
population mondiale) ; 6 tortues marines (2-10-1991) ; 1 insecte : le
dynaste scieur de long (22-7-1993). Végétales : 36 dont les
orchidées (26-12-1988).
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Commerce
(en milliards de F). Import. : 1985 : 5,7 ; 86 :
5,4 ; 87 : 6,2 ; 92 : 8,2 ; 93 : 8 ; 97 :
10,24 dont
biens de consom. 2,63, agroalim. 1,72, biens d'équipement profes. 1,68,
1/2 produits non métall. 0,9, auto 0,78, métallurgie 0,68 de
métropole 6,43, Allemagne 0,44, Italie 0,39, USA 0,31, Japon 0,24,
Curaçao 0,21. Export.
(1997) : 0,82 dont agroalim. 0,34, agriculture 0,2, biens
d'équipement profes. 0,09, biens de consom. 0,08 vers
métropole 0,49, Martinique 0,15, USA 0,03.
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