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Le Parti
socialiste Guadeloupéen devient vite très populaire et remporte de nombreuses
élections, cantonales, municipales, législatives.
H.
LEGITIMUS deviendra président du conseil général en
1898, député de
la Guadeloupe, maire de Pointe-à-Pitre en 1904.
Le nouveau régime incarné par Hégésippe
Légitimus s'attaque au quasi-monopole des mulâtres dans la
vie politique locale au détriment des Noirs mais pour
des raisons économiques, Légitimus est contraint à passer un accord
avec les industriels, l'alliance capital-travail.
1914
-1918 : Première Guerre Mondiale,
1914-1918
: Mobilisation
générale dans les colonies antillaises, 52 000 soldats sont incorporés
dans les armées de la République
pôur reprendre l'Alsace et le Lorraine aux allemands.
Plus de la moitié trouveront la
mort aux combats.
1922
: Max Clainville-Bloncourt abandonne la collaboration
avec les industriels. Ces derniers se sont enrichis par la vente du rhum
aux Poilus et ambitionnent de racheter la totalité des plantations de
cannes afin de contrôler toute la chaîne de production.
Les
ouvriers exploités se mettent en grève en 1926 à Port-Louis, en 1930,
en 1936 au Boucan, ...
1928 : L'ouragan que l'on nomme "le Grand Cyclone de 28" fait
2000 victimes.
1936-1938
: Pour la première fois un noir est nommé gouverneur des colonies
Seule
la nomination en 1936 du gouverneur Félix Eboué,
noir
originaire de Cayenne, permettra à la Guadeloupe de retrouver un peu de
sérénité.
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Descendant
d'esclaves africains affranchis, Félix Éboué dont le père
fut chercheur d'or en Guyane, est né à Cayenne le 28 décembre
1884. Il était le 4° d'une famille de 5 enfants. Il obtient
une bourse pour poursuivre ses études secondaires à Bordeaux. Il
passe sont baccalauréat en 1905 puis monte à Paris poursuivre
ses études. Il mène de front des études de droit et celles de
l'École coloniale. Il est diplômé en 1908. Pour son premier
poste il est nommé en Oubangui en 1908. Ses vingt années de
service en Afrique-Équatoriale française lui permettent de
donner sa mesure et de révéler ses qualités d'administrateur.
En
1933, Félix Éboué est nommé secrétaire général de la
Martinique et y exerce les fonctions de gouverneur par intérim. |

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En
1936, il est nommé Gouverneur de la Guadeloupe. C'est une charge
à valeur hautement symbolique : un petit-fils d'esclave exerce
les plus hautes fonctions dans l'île. Il met en pratique son
esprit de conciliation dans un contexte social troublé.
Confronté à de sérieuses difficultés, des mouvements sociaux,
des grèves dures, il réussit à désamorcer toutes les crises.
Ardant défenseur des Droits de l'Homme, il tient un discours de générosité
et de tolérance.
Il
est nommé en 1938 gouverneur du Tchad.
Il
meurt au Caire en 1944. En 1948, ses cendres sont transférées au
Panthéon aux côtés de ceux qui avaient été ses maîtres à
penser, Victor Schoelcher et Jean Jaurès. |
1940-1943
:
le régime de Vichy
Le
gouverneur de la Guadeloupe est Constant Sorin. Il se rallie à
Vichy en juillet 1940 et assisté de son chef l'amiral Robert
(Haut-commissaire de France aux Antilles et gouverneur de la Martinique),
ils appliquent avec rigueur les directives de Pétain :
suppression des élections, interdiction des syndicats et des mouvements
politiques, ...
De
nombreux guadeloupéens réussissent à gagner les îles anglaises et
rejoignent les forces françaises libres du général de Gaulle.
Le 16 Juillet.1943,
L'Amiral ROBERT se retire.
Sentant
le vent de la guerre tourner, les autorités rallient à leur tour la France libre de
de Gaulle.
Trois
ans plus tard la Guadeloupe est érigée en département.
19
mars 1946 : Les Antilles deviennent des départements Français
Jusque
là colonie française, La Guadeloupe devient un Département d’Outre-Mer (DOM) par la
loi
du 19 mars 1946
et pour la première fois est représentée à l'Assemblée nationale et au Sénat.
Elle est
administrée à l'instar des autres départements, par un préfet assisté de
deux secrétaires généraux et de deux sous-préfets, un pour l'arrondissement
de Pointe-à-Pitre et un pour les îles du Nord (Saint-Martin et Saint-Barthélemy).
Les lois sont celles de l'Hexagone avec toutefois quelques arrangements spécifiques
concernant les salaires des fonctionnaires, les équipements scolaires et
l'assistance médicale et sociale.
1963, le gouvernement
français créa le BUMIDOM,
le Bureau des migrations des départements
d'outre-mer, afin de soulager la région de l’augmentation démographique et
de l’accroissement du chômage.
Le départ annuel de 10 000 Antillais vers
l'Hexagone, afin d’occuper des fonctions subalternes dans la fonction publique
(PTT, hôpitaux, administrations diverses), a constitué une solution
temporaire, sans que les problèmes de fond ne soient abordés.
1963
:
Naissance du mouvement nationaliste le GONG
(Groupe d'Organisation Nationale de Guadeloupe)
Le mouvement indépendantiste
trouve son origine au sein de la communauté estudiantine guadeloupéenne en
métropole dans une époque riche en évènements internationaux :
guerre d’Algérie, mouvements de décolonisation, réveil du tiers monde, révolution
cubaine...
1967
: graves émeutes à Pointe-à-Pitre
Les ouvriers du bâtiment se mettent en grève
pour demander une augmentation.
Les négociations échouent. Le
27 mai 1967 des rassemblements à
Pointe-à-Pitre se transforment vite en émeutes sanglantes après
l'intervention des CRS. 87 morts sont dénombrés.
1974
Loi sur la régionalisation
La Guadeloupe est promue au rang de
région.
1976 : La Soufrière gronde.
75 000 habitants de la Basse-Terre
sont évacués en Grande-Terre, malgré les déclarations apaisantes d'Haroun
Tazieff.
1979
: le cyclone David
passe au nord de la Dominique et endommage les plantations de la
Basse-Terre.
1982
: La loi de décentralisation de
1982 crée la "région de la Guadeloupe".
L'adoption de la loi du 2 mars 1982, qui érigeait la région en
collectivité territoriale, faisait de la Guadeloupe l’une des 26 Régions
françaises.
1983
: Création du conseil régional de la Guadeloupe.
1989
: Le 16 septembre, le cyclone Hugo dévaste l'île.
1995
: En moins d'un mois, trois ouragans - Iris, Luis et Maryline -
s'abattent sur l'archipel guadeloupéen. Saint-Martin est anéantie.
1998
: Commémoration de l'abolition de
l'esclavage
2000
: Le Parlement français approuve la Loi d'orientation pour
l'outre-mer (LOUM) qui institue dans les DOM un "congrès" aux
pouvoirs limités.
Le 10 mai 2001, le gouvernement a adopté le texte signifiant la
reconnaissance
de la traite et de l’esclavage en tant que crimes contre l’humanité.
...
et ce n'est pas fini ...
La suite n'appartient plus à l'histoire de la Guadeloupe,
mais
à son présent !!!

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