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GUADELOUPE

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SOMMAIRE :

1: Les Ciboneys et les Arawaks / 2: Les indiens Caraïbes / 3: Christophe Colomb découvre Karukera / 4: La colonisation française / 5: Les colons et l'introduction de la canne à sucre / 6: L'esclavage et le commerce triangulaire / 7: Le Code Noir / 8: Les occupations anglaises au 18ème siècle / 9: La révolution française, première abolition de l'esclavage / 11: L'abolition de l'esclavage - Victor Schoelcher / 12: Le vingtième siècle 


 

Le vingtième siècle :

Dès 1870 la crise sucrière secoua la Guadeloupe, ce qui eut pour effet de concentrer les propriétés au profit des usines qui appartenaient déjà à des industriels de la Métropole.

Un mouvement socialiste prend forme à la fin du XIXème siècle.

Le mouvement est représenté par le Parti Socialiste Guadeloupéen dont Hégésippe Légitimus.est l'un des fondateurs et de son journal "le peuple".

 

Le Parti socialiste Guadeloupéen devient vite très populaire et remporte de nombreuses élections, cantonales, municipales, législatives.

H. LEGITIMUS deviendra président du conseil général en 1898, député de la Guadeloupe, maire de Pointe-à-Pitre en 1904.

Le nouveau régime incarné par Hégésippe Légitimus s'attaque au quasi-monopole des mulâtres dans la vie politique locale au détriment des Noirs mais pour des raisons économiques, Légitimus est contraint à passer un accord avec les industriels, l'alliance capital-travail.

 

1914 -1918  : Première Guerre Mondiale,

 

1914-1918 : Mobilisation générale dans les colonies antillaises, 52 000 soldats sont incorporés dans les armées de la République pôur reprendre l'Alsace et le Lorraine aux allemands.  Plus de la moitié trouveront la mort aux combats.

1922 : Max Clainville-Bloncourt abandonne la collaboration avec les industriels. Ces derniers se sont enrichis par la vente du rhum aux Poilus et ambitionnent de racheter la totalité des plantations de cannes afin de contrôler toute la chaîne de production.

Les ouvriers exploités se mettent en grève en 1926 à Port-Louis, en 1930, en 1936 au Boucan, ...

1928 : L'ouragan que l'on nomme "le Grand Cyclone de 28" fait 2000 victimes.

 

1936-1938 : Pour la première fois un noir est nommé gouverneur des colonies

 

Seule la nomination en 1936 du gouverneur Félix Eboué, noir originaire de Cayenne, permettra à la Guadeloupe de retrouver un peu de sérénité.

 

Descendant d'esclaves africains affranchis, Félix Éboué dont le père fut chercheur d'or en Guyane, est né à Cayenne le 28 décembre 1884. Il était le 4° d'une famille de 5 enfants. Il obtient une bourse pour poursuivre ses études secondaires à Bordeaux. Il passe sont baccalauréat en 1905 puis monte à Paris poursuivre ses études. Il mène de front des études de droit et celles de l'École coloniale. Il est diplômé en 1908. Pour son premier poste il est nommé en Oubangui en 1908. Ses vingt années de service en Afrique-Équatoriale française lui permettent de donner sa mesure et de révéler ses qualités d'administrateur.

En 1933, Félix Éboué est nommé secrétaire général de la Martinique et y exerce les fonctions de gouverneur par intérim.

En 1936, il est nommé Gouverneur de la Guadeloupe. C'est une charge à valeur hautement symbolique : un petit-fils d'esclave exerce les plus hautes fonctions dans l'île. Il met en pratique son esprit de conciliation dans un contexte social troublé. 
Confronté à de sérieuses difficultés, des mouvements sociaux, des grèves dures, il réussit à désamorcer toutes les crises.
Ardant défenseur des Droits de l'Homme, il tient un discours de générosité et de tolérance. 

Il est nommé en 1938 gouverneur du Tchad.

Il meurt au Caire en 1944. En 1948, ses cendres sont transférées au Panthéon aux côtés de ceux qui avaient été ses maîtres à penser, Victor Schoelcher et Jean Jaurès.

 

1940-1943 : le régime de Vichy

 

Le gouverneur de la Guadeloupe est Constant Sorin. Il se rallie à Vichy en juillet 1940 et assisté de son chef l'amiral Robert (Haut-commissaire de France aux Antilles et gouverneur de la Martinique), ils  appliquent avec  rigueur les directives de Pétain : suppression des élections, interdiction des syndicats et des mouvements politiques,  ...

De nombreux guadeloupéens réussissent à gagner les îles anglaises et rejoignent les forces françaises libres du général de Gaulle.

Le 16 Juillet.1943, L'Amiral ROBERT se retire.

Sentant le vent de la guerre tourner, les autorités rallient à leur tour la France libre de de Gaulle.

Trois ans plus tard la Guadeloupe est érigée en département.

 

19 mars 1946 : Les Antilles deviennent des départements Français 

 

Jusque là colonie française, La Guadeloupe devient un Département d’Outre-Mer (DOM) par la loi du 19 mars 1946 et pour la première fois est représentée à l'Assemblée nationale et au Sénat.

Elle est administrée à l'instar des autres départements, par un préfet assisté de deux secrétaires généraux et de deux sous-préfets, un pour l'arrondissement de Pointe-à-Pitre et un pour les îles du Nord (Saint-Martin et Saint-Barthélemy). Les lois sont celles de l'Hexagone avec toutefois quelques arrangements spécifiques concernant les salaires des fonctionnaires, les équipements scolaires et l'assistance médicale et sociale.

Pour découvrir les autres départements francais, trouvez plus d'informations sur le site belvilla.fr

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1963, le gouvernement français créa le BUMIDOM, le Bureau des migrations des départements d'outre-mer, afin de soulager la région de l’augmentation démographique et de l’accroissement du chômage.

 

Le départ annuel de 10 000 Antillais vers l'Hexagone, afin d’occuper des fonctions subalternes dans la fonction publique (PTT, hôpitaux, administrations diverses), a constitué une solution temporaire, sans que les problèmes de fond ne soient abordés.

 

1963 : Naissance du mouvement nationaliste le GONG (Groupe d'Organisation Nationale de Guadeloupe)

 

Le mouvement indépendantiste trouve son origine au sein de la communauté estudiantine guadeloupéenne en métropole dans une époque riche en évènements internationaux : guerre d’Algérie, mouvements de décolonisation, réveil du tiers monde, révolution cubaine...

 

1967  : graves émeutes à Pointe-à-Pitre  

 

Les ouvriers du bâtiment se mettent en grève pour demander une augmentation.

Les négociations échouent. Le 27 mai 1967 des rassemblements à Pointe-à-Pitre se transforment vite en émeutes sanglantes après l'intervention des CRS. 87 morts sont dénombrés.

 

1974  Loi sur la régionalisation

 

La Guadeloupe est promue au rang de région.

1976 : La Soufrière gronde. 75 000 habitants de la Basse-Terre sont évacués en Grande-Terre, malgré les déclarations apaisantes d'Haroun Tazieff.

1979 : le cyclone David passe au nord de la Dominique et endommage les plantations de la Basse-Terre.

1982 : La loi de décentralisation de 1982 crée la "région de la Guadeloupe". 

L'adoption de la loi du 2 mars 1982, qui érigeait la région en collectivité territoriale, faisait de la Guadeloupe l’une des 26 Régions françaises. 

1983 : Création du conseil régional de la Guadeloupe.

1989 : Le 16 septembre, le cyclone Hugo dévaste l'île.

1995 : En moins d'un mois, trois ouragans - Iris, Luis et Maryline - s'abattent sur l'archipel guadeloupéen. Saint-Martin est anéantie.

1998 : Commémoration de l'abolition de l'esclavage

2000 : Le Parlement français approuve la Loi d'orientation pour l'outre-mer (LOUM) qui institue dans les DOM un "congrès" aux pouvoirs limités.

Le 10 mai 2001, le gouvernement a adopté le texte signifiant la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crimes contre l’humanité.

 

... et ce  n'est  pas  fini ...

La suite  n'appartient plus à l'histoire de la Guadeloupe,

mais à son présent  !!!

 

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