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C'est
au flibustier normand Pierre
Belain
d'Esnambuc que l'on doit le début de la colonisation des Petites
Antilles. Grâce à son insistance auprès de Richelieu, l'ambitieux ministre du
roi Louis XIII, il réussit à le convaincre que des îles pleines de richesses,
sont encore à prendre
aux indes occidentales.
Sous l'impulsion du cardinal de
Richelieu, nommé à la tête du gouvernement royal en 1623, la France cherche
alors à se doter d'une politique coloniale.
D'
Estambuc obtient la création de l'Association des Seigneurs de la compagnie
des Isles de l'Amérique.
Il
établit une première colonie à Saint-Christophe (Saint-Kitts).
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Le flibustier Pierre Belain
d'Esnambuc (1585-1636)
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Pendant
quelques années il va partager l'île avec les anglais de Thomas Warner arrivés deux ans plus tôt.
Ils fondent la
première colonie antillaise des deux puissances pourtant rivales, ce qui vaudra
à cette île d'être considérée comme la "colonie mère des Indes
occidentales".
Unis dans l'extermination des
indiens caraïbes, la France et l'Angleterre se partagent l'île : Nord et Sud
aux Français, centre aux Anglais.
Les plus puissants colons de la
partie française de Saint-Kitts, des corsaires normands devenus planteurs de
tabac, fondèrent en 1626 la "Compagnie de Saint-Christophe", dont le
principal actionnaire n'est autre ... que le cardinal de Richelieu.
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1635
: début
de la colonisation de la Guadeloupe
Charles Liénard de
l’Olive et Jean Duplessis d’Ossonville, gentilshommes normands
et fidèles lieutenants de d'Esnambuc, s'étaient
brillamment illustrés pendant la conquête de Saint Christophe (l'actuelle
Saint-Kitts) alors capitale des toutes nouvelles Antilles françaises.
L'Olive s'y
était établi mais souhaitait maintenant posséder une île bien à lui, à ne
pas partager avec les anglais.
ll alla lever des
fonds à Dieppe et s'associa avec du Plessis pour la réalisation de cet
ambitieux projet.
12
février 1635
: la Compagnie de Saint-Christophe devient "la Compagnie des Isles
d'Amérique"
Le
12 Février 1635 est fondée la
Compagnie des Isles d'Amérique
qui succède à la Compagnie de Saint-Christophe (créée en 1626).
Elle
regroupe
marchands normands et corsaires.
En échange du
monopole du commerce entre la seule métropole et les Antilles, elle est chargée
par Louis XIII de coloniser et de valoriser toute la région.
Ses directeurs,
sous la présidence de Nicolas Fouquet, accordent aux sieurs Liénard de
L'Olive
et Duplessis d'Ossonville le privilège de coloniser la Guadeloupe, la Dominique
ou la Martinique.
25 Mai 1635 : Charles Liénard de
l’Olive et Jean Duplessis d’Ossonville quittent Dieppe, sur deux
navires, pour les Antilles, emmenant avec eux les dominicains Pierre Pélican,
Raymond Breton, Nicolas Bréchet et Pierre Gryphon chargés d'évangéliser les
Caraïbes.
Par quelle île commencer et laquelle choisir ?
La première qu'ils rencontrèrent le 24 juin, trop montagneuse, ne leur plut
pas. Il fallut que M. D'Esnambuc, directeur de la Compagnie des Isles, se
déplaçât en personne pour que l'île méprisée fût reconnue le 15 septembre
1635 au nom du Roi de France : c'était la Martinique.
M. d'Esnambuc quitte la Martinique en novembre 1635 après y avoir construit
un fort et placé Jean du Pont comme gouverneur.
En retournant à Saint-Christophe, d'Esnambuc s'arrête à Dominique où il
laisse comme gouverneur Philippe Levayer de La Vallée. Les Français se
retireront bientôt de l'île et seul le clergé y aura une mission.
Entre-temps, les Caraïbes de la Martinique, alliés à ceux de la Guadeloupe,
de la Dominique et de Saint-Vincent, soit 1500 guerriers, attaqueront Du Pont à
la Martinique. Mais, après avoir été victimes d'une slave mortelle des Français,
les Caraïbes concluront avec eux un traité. Du Pont ira ensuite à
Saint-Christophe pour rendre compte de son gouvernement à d'Esnambuc, mais il
sera pris en route par les Espagnols qui le garderont prisonnier pendant trois
ans à Santo Domingo.
Pendant ce temps les deux normands Duplessis
d'Ossonville et
L'Olive, déçus
par la Martinique ont abordés la Guadeloupe par le Nord-Ouest.
Le 28 juin
1635, Duplessis et l'Olive accostent du côté de Pointe-Allègre
(Sainte-Rose).
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Mandatés par la Compagnie des
Ïles d'Amérique, les Français débarquèrent à la Pointe Allègre
le 28 juin 1635 sous la conduite de Duplessis et de Liénal de l'Olive
avec quatre religieux de l'ordre de Saint Dominique choisis par les soins
de Richelieu et quatre cents colons engagés par contrat pour trois ans.
Belain
d'Esnambuc était réputé pour son sens des relations qu'il
souhaitait amicale avec les indiens caraïbes, qu'i considérait comme des
alliés potentiels contre les anglais.
En dépit des bons rapports qu'ils
entretinrent au début avec les Caraïbes une guerre acharnée contre les
indiens Caraïbes va très vite être déclarée. |

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L'extermination systématique de la population
autochtone fut entreprise sans doute du fait de Lienard de l'Olive,
particulièrement brutal,
autoritaire et sans scrupule alors que Duplessis était plutôt présenté comme un homme
loyal.
Malheureusement Duplessis ne vécut
que quelques mois sur l'île "aux belles eaux°, la mort le prit le 4 décembre
de la même année.
L'extermination
du peuple Caraïbe :
De l’Olive, devenu seul gouverneur de
l’île, commence alors une guerre d'extermination acharnée contre les
indiens Caraïbes.
Le 26 janvier 1636
L'Olive déclare la
guerre aux indiens, guerre qui durera jusqu’en 1639.
Elle se soldera par l'éradication presque complète des
indigènes, exterminés par les guerres, les épidémies, l'alcool.
De
l'Olive s’installe à la place d’un village Caraïbe
où il fait construire le Fort Royal (actuel Vieux Fort) pouvant ainsi
surveiller une grande partie de la côte.
12 décembre 1637 : L'Olive est
de nouveau confirmé
comme gouverneur de la Guadeloupe par Richelieu .
En
1641, après plusieurs années de guerres et massacres perpétrés par les
colons, grâce à l'action d'Aubert, gouverneur de la Guadeloupe, un traité de paix fut conclut entre les derniers indiens caraïbes
survivants de la
Guadeloupe et les Français.
Par ce traité, les indiens acceptent de quitter définitivement
l'île afin de rejoindre la Dominique.

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