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GUADELOUPE

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SOMMAIRE :

1: Les Ciboneys et les Arawaks / 2: Les indiens Caraïbes / 3: Christophe Colomb découvre Karukera / 4: La colonisation française / 5: Les colons et l'introduction de la canne à sucre / 6: L'esclavage et le commerce triangulaire / 7: Le Code Noir / 8: Les occupations anglaises au 18ème siècle / 9: La révolution française, première abolition de l'esclavage / 11: L'abolition de l'esclavage - Victor Schoelcher / 12: Le vingtième siècle 


 

La colonisation  française 

 

1626 :  Fondation, avec l'appui de Richelieu, de "la Compagnie de Saint-Christophe", pour "exploiter et mettre en valeur" les Antilles. 

 

C'est au flibustier normand Pierre Belain d'Esnambuc que l'on doit le début de la colonisation des Petites Antilles. Grâce à son insistance auprès de Richelieu, l'ambitieux ministre du roi Louis XIII, il réussit à le convaincre que des îles pleines de richesses, sont encore à prendre aux indes occidentales.

Sous l'impulsion du cardinal de Richelieu, nommé à la tête du gouvernement royal en 1623, la France cherche alors à se doter d'une politique coloniale. 

D' Estambuc obtient la création de l'Association des Seigneurs de la compagnie des Isles de l'Amérique.

Il établit une première colonie à Saint-Christophe (Saint-Kitts). 

Le flibustier Pierre Belain d'Esnambuc (1585-1636)

Pendant quelques années il va partager l'île avec les anglais de Thomas Warner arrivés deux ans plus tôt. 

Ils fondent la première colonie antillaise des deux puissances pourtant rivales, ce qui vaudra à cette île d'être considérée comme la "colonie mère des Indes occidentales".

Unis dans l'extermination des indiens caraïbes, la France et l'Angleterre se partagent l'île : Nord et Sud aux Français, centre aux Anglais. 

Les plus puissants colons de la partie française de Saint-Kitts, des corsaires normands devenus planteurs de tabac, fondèrent en 1626 la "Compagnie de Saint-Christophe", dont le principal actionnaire n'est autre ... que le cardinal de Richelieu.

1635 : début de la colonisation de la Guadeloupe 

 

Charles Liénard de l’Olive et Jean Duplessis d’Ossonville, gentilshommes normands et fidèles lieutenants  de d'Esnambuc, s'étaient brillamment illustrés pendant la conquête de Saint Christophe (l'actuelle Saint-Kitts) alors capitale des toutes nouvelles Antilles françaises.

L'Olive s'y était établi mais souhaitait maintenant posséder une île bien à lui, à ne pas partager avec les anglais.

ll alla lever des fonds à Dieppe et s'associa avec du Plessis pour la réalisation de cet ambitieux projet. 

 

12 février 1635 : la Compagnie de Saint-Christophe devient "la Compagnie des Isles d'Amérique"

 

Le 12 Février 1635 est fondée la Compagnie des Isles d'Amérique qui succède à la Compagnie de Saint-Christophe (créée en 1626). 

Elle regroupe marchands normands et corsaires. 

En échange du monopole du commerce entre la seule métropole et les  Antilles, elle est chargée par Louis XIII de coloniser et de valoriser toute la région. 

Ses directeurs, sous la présidence de Nicolas Fouquet, accordent aux sieurs Liénard de L'Olive et Duplessis d'Ossonville le privilège de coloniser la Guadeloupe, la Dominique ou la Martinique.

25 Mai 1635 : Charles Liénard de l’Olive et Jean Duplessis d’Ossonville quittent Dieppe, sur deux navires, pour les Antilles, emmenant avec eux les dominicains Pierre Pélican, Raymond Breton, Nicolas Bréchet et Pierre Gryphon chargés d'évangéliser les Caraïbes.

Par quelle île commencer et laquelle choisir ?

La première qu'ils rencontrèrent le 24 juin, trop montagneuse, ne leur plut pas. Il fallut que M. D'Esnambuc, directeur de la Compagnie des Isles, se déplaçât en personne pour que l'île méprisée fût reconnue le 15 septembre 1635 au nom du Roi de France : c'était la Martinique.

M. d'Esnambuc quitte la Martinique en novembre 1635 après y avoir construit un fort et placé Jean du Pont comme gouverneur.

En retournant à Saint-Christophe, d'Esnambuc s'arrête à Dominique où il laisse comme gouverneur Philippe Levayer de La Vallée. Les Français se retireront bientôt de l'île et seul le clergé y aura une mission. Entre-temps, les Caraïbes de la Martinique, alliés à ceux de la Guadeloupe, de la Dominique et de Saint-Vincent, soit 1500 guerriers, attaqueront Du Pont à la Martinique. Mais, après avoir été victimes d'une slave mortelle des Français, les Caraïbes concluront avec eux un traité. Du Pont ira ensuite à Saint-Christophe pour rendre compte de son gouvernement à d'Esnambuc, mais il sera pris en route par les Espagnols qui le garderont prisonnier pendant trois ans à Santo Domingo.

Pendant ce temps les deux normands Duplessis d'Ossonville et L'Olive, déçus par la Martinique ont abordés la Guadeloupe par le Nord-Ouest.

 

Le 28 juin 1635, Duplessis et l'Olive accostent du côté de Pointe-Allègre

 (Sainte-Rose).

 

Mandatés par la Compagnie des Ïles d'Amérique, les Français débarquèrent à la Pointe Allègre le 28 juin 1635 sous la conduite de Duplessis et de Liénal de l'Olive avec quatre religieux de l'ordre de Saint Dominique choisis par les soins de Richelieu et quatre cents colons engagés par contrat pour trois ans.

Belain d'Esnambuc  était réputé pour son sens des relations qu'il souhaitait amicale avec les indiens caraïbes, qu'i considérait comme des alliés potentiels contre les anglais.

En dépit des bons rapports qu'ils entretinrent au début avec les Caraïbes une guerre acharnée contre les indiens Caraïbes va très vite être déclarée.

L'extermination systématique de la population autochtone fut entreprise sans doute du fait de Lienard de l'Olive, particulièrement brutal, autoritaire et sans scrupule alors que Duplessis était plutôt présenté comme un homme loyal.

Malheureusement Duplessis  ne vécut que quelques mois sur l'île "aux belles eaux°, la mort le prit le 4 décembre de la même année.  

 

L'extermination du peuple Caraïbe :

 

De l’Olive, devenu seul gouverneur de l’île, commence alors une guerre d'extermination acharnée contre les indiens Caraïbes.

Le 26 janvier 1636 L'Olive déclare la guerre aux indiens, guerre qui durera jusqu’en 1639. 

Elle se soldera par l'éradication presque complète des indigènes, exterminés par les guerres, les épidémies, l'alcool.

De l'Olive s’installe à la place d’un village Caraïbe où il fait construire le Fort Royal (actuel Vieux Fort) pouvant ainsi surveiller une grande partie de la côte.

12 décembre 1637 : L'Olive est de nouveau confirmé comme gouverneur de la Guadeloupe par Richelieu .

En 1641, après plusieurs années de guerres et massacres perpétrés par les colons, grâce à l'action d'Aubert, gouverneur de la Guadeloupe, un traité de paix fut conclut entre les derniers indiens caraïbes survivants de la Guadeloupe et les Français. 

Par ce traité, les indiens acceptent de quitter définitivement l'île afin de rejoindre la Dominique.

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