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Qui
sont les nouveaux colons ?
On trouve principalement ceux qui
avaient suffisamment de fortune pour se payer le voyage et des engagés.
Arrivés en Guadeloupe,
les premiers obtiennent une concession de terres et deviennent colons ou "maîtres
de case".
Les "engagés" (ou alloués comme on les nommait jusqu'en 1642) étaient des émigrants
volontaires qui n'avaient pas les moyens suffisants pour payer leur voyage.
Ils passaient un
contrat par lequel ils s'engageaient à travailler pendant trente six mois (d'où
le surnom de 36 mois) sans salaire en dédommagement de leur voyage.
Au terme de leurs contrats, certains obtenaient une
concession et devenaient à leur tour "maîtres de case".
Les candidats au voyage venaient principalement de l'Ouest et du Nord-Ouest de
la France (à l'ouest d'une ligne Bordeaux-Lille) : provinces du Poitou, de
l'Aunis, de Saintonge, de l'Anjou.
Ils venaient également de la Bretagne, de la Normandie, de l'île de France,
etc. ...
Ce sont en grande majorité des ruraux (laboureurs) mais on trouve également
des artisans (charpentiers, menuisiers, forgerons, scieurs de long, maçons,
briquetiers, tonneliers etc. ... ).
La mortalité chez les
"engagés" étaient impressionnante : ils meurent jeunes victimes du
climat, des serpents, d'une mauvaise hygiène, des Caraïbes et de la cruauté
de leurs propriétaires.
La Compagnie des Iles d'Amérique durcit encore l' existence des premiers colons
en imposant la règle de l'exclusif imposé par le roi : ne fournir à la
colonie que ce qu'elle a besoin, lui acheter ... à petit prix, tout ce qu'elle
produit.
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1638/1639 :
introduction de la canne à sucre
Un marchand néerlandais, le sieur Trezel. introduit la canne à sucre à
la Martinique.
La Compagnie des Isles confie alors à l'un de ses directeurs, Charles Houël
sieur de Petit-Pré, la direction de son implantation à la Guadeloupe.
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1643
: Charles Houël est nommé gouverneur de la Guadeloupe.
Dès 1643 les colons vont
démarrer la culture et l'exploitation de la canne à sucre.
Les cultures sont peu rentables au début et
le commerce n'est pas florissant.
En septembre1649, la Compagnie des
Isles d'Amérique est en faillite et se trouve contrainte de vendre la
Guadeloupe et ses dépendances.
La Guadeloupe est alors "à vendre".

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