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Location de vacances à Deshaies en Guadeloupe

Dominique et Michel Valladon - La Coque - 97126  DESHAIES

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GUADELOUPE

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SOMMAIRE :

1: Les Ciboneys et les Arawaks / 2: Les indiens Caraïbes / 3: Christophe Colomb découvre Karukera / 4: La colonisation française / 5: Les colons et l'introduction de la canne à sucre / 6: L'esclavage et le commerce triangulaire / 7: Le Code Noir / 8: Les occupations anglaises au 18ème siècle / 9: La révolution française, première abolition de l'esclavage / 11: L'abolition de l'esclavage - Victor Schoelcher / 12: Le vingtième siècle 


 

 

 

Le 20 mai 1643, vente de la Guadeloupe.

Le 20 mai 1643  est rédigé, à Paris, l'acte de vente définitif  de la Guadeloupe et de ses dépendances au profit des Sieurs Charles Houel du Petit Pré, directeur de l'ancienne compagnie des Isles, actuel gouverneur de la Guadeloupe et son beau-frêre Jean de Boisseret d'Herblay.

C’est vers 1644 que la vocation économique de l’île se dessine avec l'intensification de l'implantation de la culture de la canne à sucre.

                                

La révolution sucrière

 

1654 : Des Néerlandais protestants chassés du Brésil catholique, arrivent à la Martinique où ils demandent à M. du Parquet de s'établir et de jouir des mêmes droits que les colons français. 

Quoique sympathique à ces gens qui apportaient expertise et expérience, le gouverneur refuse de les accueillir à la suite des pressions exercées par les Jésuites, qui n'appréciaient guère que plusieurs de ces étrangers soient juifs. 

De plus les règlements royaux interdisaient l'installation de protestants dans les colonies Françaises. C'est ce qui avait obligé Du Parquet, gouverneur de la Martinique, à les repousser.

Alors les réfugiés hollandais vont à la Guadeloupe. 

Afin d'accroître l'essor économique de son île, Houël les accueille à bras ouverts. 

Environ 900 réfugiés hollandais (incluant les esclaves) s'installent alors en Guadeloupe.

Ces nouveaux immigrants jouèrent un rôle important dans l’évolution économique de l’île.

En effet, maîtrisant parfaitement les techniques liées à la canne et à la fabrication du sucre, les Hollandais vont contribuer à l’agrandissement et la multiplication des exploitations.

C'est à partir de cette époque que la culture de la canne à sucre se développa dans les régions colonisées. 

Les planteurs abandonnent  progressivement  la culture du tabac et du cacao pour ne plus cultiver que de la canne, parce que le sucre vaut à cette époque presque autant que l'or.

Peu résistante aux intempéries, nécessitant une importante main-d'œuvre pour sa plantation, son entretien et sa récolte, la canne à sucre nécessite des surfaces très grandes.

Ne donnant pas avant trois ans, elles imposent aux planteurs d'avoir suffisamment d'argent pour investir dans la canne et se lancer dans le commerce sucrier.

Un bouleversement social et paysager s'en suit.

Les anciens petits planteurs de tabac sont incapables d'investir dans de nouvelles plantations de cannes. 

Ils sont très rapidement ruinés d'autant plus vite que le tabac se trouve lourdement imposé de droits de douane nouvellement créés afin d'obliger les colons à faire de la canne.

Ils sont ainsi obligés de vendre à bas prix leurs terres aux plus riches.

Les petites terres sont regroupés.

Le paysage cultivable de la Guadeloupe se trouve complètement remodelé. 

Parallèlement la démographie de l'île va être elle aussi bouleversée.

La culture de la canne demande un travail de tous les jours nécessitant une main-d'œuvre toujours plus nombreuse.

Les "engagés" ayant montré leur inaptitude à travailler efficacement sous le climat des tropiques et revenant trop cher du fait qu'il fallait les remplacer régulièrement, les planteurs de cannes, érigés en une nouvelle classe faussement aristocratique,  les békés, commencent dès lors à importer des esclaves.

 

L'esclavage :

 

Les plantations demandent de plus en plus de mains-d'œuvre, aussi Houël profite-t-il du commerce triangulaire (entre l'Europe, l'Afrique et le continent américain) pour fournir des esclaves africains "bon marché" aux planteurs blancs.

Les premiers "voyages triangulaires" s'organisent entre les ports atlantiques de la France, l'Afrique et les Antilles. 

Les navires négriers entassent dans leurs cales des milliers de malheureux "bois d'ébène" échangés aux rois africains contre des pacotilles, ils les revendent ensuite dans les îles comme du bétail, au terme d'un voyage inhumain et meurtrier, puis ils regagnent l'Europe chargés de denrées exotiques. 

Cette cargaison est revendue à prix d'or: 

La boucle est bouclée. 

Commerce infecte et sans scrupule, mais honteusement fructueux.

Les premiers esclaves noirs arrivent en Guadeloupe dès 1650 pour travailler dans les plantations.

En 1656 ils sont déjà 3000 à travailler sur l'île sur une population de 15 000 personnes.

Fondateur de Basse-Terre, Houël accueille dans sa maison fortifiée des représentants des rois de France et d'Angleterre qui signent chez lui un traité de paix avec les derniers caraïbes des îles non (encore) colonisés de la Dominique et de Saint-Vincent.

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