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Location de vacances à Deshaies en Guadeloupe

Dominique et Michel Valladon - La Coque - 97126  DESHAIES

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GUADELOUPE

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SOMMAIRE :

1: Les Ciboneys et les Arawaks / 2: Les indiens Caraïbes / 3: Christophe Colomb découvre Karukera / 4: La colonisation française / 5: Les colons et l'introduction de la canne à sucre / 6: L'esclavage et le commerce triangulaire / 7: Le Code Noir / 8: Les occupations anglaises au 18ème siècle / 9: La révolution française, première abolition de l'esclavage / 11: L'abolition de l'esclavage - Victor Schoelcher / 12: Le vingtième siècle 


 

Armoiries de la Compagnie
des Indes occidentales, 1664

                                

Créée en 1666 par Colbert, la Compagnie Française des Indes reçoit du pouvoir royal le privilège exclusif du commerce maritime lointain avec tous les pays situés au-delà du Cap de Bonne Espérance.

 

1664 : la "Compagnie des Indes Occidentales" prend possession de l'île. 

 

Colbert veut rétablir l’autorité royale en Guadeloupe et charge la "Compagnie des Indes occidentales" de racheter l'île. 

C'est une quasi-expropriation. 

Houël et les enfants Boisseret sont d'ailleurs réexpédiés en France de force.

Contrainte de respecter le régime de l'exclusif (commercer uniquement avec la France), la colonie des Indes Occidentales fait la fortune des ports de Bordeaux et de Nantes et de tous les intermédiaires de l'import-export.

Celle des planteurs est par contre menacée.

Pour s'en sortir et s'assurer quelques revenus supplémentaires, les propriétaires guadeloupéens raffinent en cachette le sucre brut et le vende frauduleusement à leurs anciens clients hors de France, grâce aux "interlopes", de célèbres navires de contrebande. 

Du fait de la règle de l'exclusif, l'économie de la Guadeloupe est totalement dépendante des décisions prises en France. Aucune monnaie ne circule, les échanges se faisant sous le principe du troc. Il faudra attendre 1698 pour voir apparaître une monnaie locale indexée sur la monnaie métropolitaine.

 

1666- 1674 : les rivalités franco-anglaises 

 

1666 : les français se joignent aux hollandais dans leur guerre contre les anglais. Les britanniques s'emparent de l'archipel des saintes le 22 août et s'apprêtent à attaquer la Guadeloupe. Mais un cyclone providentiel vient prêter main forte aux français et détruit la flotte anglaise en emportant près de 8000 hommes.

1667 : la Paix de Bréda en Hollande met fin à cette guerre.

 

1674 : la Guadeloupe et les Antilles deviennent des colonies françaises.

 

En 1674 Louis XIV révoque la Compagnie des Indes Orientales.

La Compagnie dissoute, la Guadeloupe est désormais directement rattachée à la couronne de France.

Colbert institue le "Pacte Colonial". Jusqu'au Second Empire, les colonies françaises commerceront exclusivement avec la métropole. Grâce aux Antilles la France acquiert en Europe le monopole des sucres appelé "or blanc" et connait une période de grande prospérité économique.

Pendant ce temps en Guadeloupe, le mouvement de concentration des plantations s'accélère.

Le fossé se creuse entre la nouvelle aristocratie des "békés"  et les autres colons, les "petits blancs".

Le besoin d'esclaves augmente considérablement.

 

1685 : le statut des esclaves est défini par le "Code Noir".

 

Le roi Louis XIV réglemente la traite des noirs, précédemment légalisé par Colbert en 1664

C'est à l'initiative de Colbert que l'on va produire des mémoires sur la situation des esclaves et des plantations. 

Deux rédacteurs, Charles de Courbon, comte de Blénac et Jean-Baptiste Patoulet vont s'y atteler en s'inspirant des pratiques esclavagistes des Espagnols en terre d'Amérique. 

Le Code Noir, promulgué par Louis XIV en 1685, se compose de soixante articles qui gèrent la vie, la mort, l'achat, 

la vente, l'affranchissement et la religion des esclaves. 

 

L'ordonnance, inspirée par le clergé, donnait à l'esclave un statut intermédiaire entre celui d'un homme libre et d'un bien meuble. 

Elle le consacrait comme un «être de Dieu», reconnaissait à sa famille une existence légale (l'esclave ne pouvait être marié contre son gré, et les membres de sa famille ne pouvaient être vendus séparément), mais ne lui accordait pas la personnalité juridique. 

Il ne pouvait ni posséder ni témoigner en justice.

Si le Code prévoyait l'intervention des intendants contre les excès des propriétaires d'esclaves, il réglementait et instaurait des châtiments cruels à l'encontre des révoltés et des fugitifs (les "nègres marrons"). 

La pratique des mutilations pour les esclaves fugitifs était maintenu : on coupait les oreilles, puis le jarret, et la troisième évasion pouvait être punie de mort.

Si, d'un point de vue religieux, les esclaves sont considérés comme des êtres susceptibles de salut, ils sont définis juridiquement comme des biens meubles transmissibles et négociables. 

Ce code rédigé au temps de Colbert restera en vigueur jusqu'en 1848, date de l'abolition définitive de l'esclavage par la France. 

Quelques extraits du Code Noir :

"Déclarons les esclaves être meubles... Voulons que les hommes libres qui auront eu des enfants avec des esclaves soient condamnés et les dits esclaves confisqués au profit de l’hôpital... Leur défendons de tenir le marché des esclaves le dimanche... Défendons aux curés de marier des esclaves sans le consentement de leurs maîtres... Les enfants qui naîtront seront esclaves... Les esclaves non baptisés seront enterrés de nuit dans un champ voisin... Les esclaves abandonnés seront adjugés à l’hôpital... Déclarons les esclaves ne pouvoir avoir rien qui ne soit à leur maître... Ne pourront les esclaves être partie civile, tant en demandant qu’en défendant... Voulons que l’esclave qui aura frappé son maître au visage soit puni même de mort... L'esclave pourra être abandonné à celui à qui il aura fait du tort... L esclave fugitif aura les oreilles coupées, s’il récidive, il aura le jarret tranché et la troisième fois il sera puni de mort... Enjoignons de gouverner les esclaves comme bons pères de famille... 

Car tel est notre bon plaisir. Signé : Louis.

 

 

Cependant les maîtres jugèrent  le Code Noir  ... trop favorable aux esclaves.

Il ne fut pas toujours appliqué, mais remplacé, au XVIII ème siècle, par un ensemble de dispositions appelées «Coutume des Antilles».

 

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