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L'abolition
de l'esclavage
1833
: L'Angleterre décrète l'abolition de l'esclavage.
A
Paris, des hommes comme Tocqueville, Broglie, Lamartine, Bissette et
Schoelcher mènent le même combat abolitionniste.
Le
4 mars 1848 : la loi abolit à son
tour l'esclavage.
Le
décret officiel d'abolition est voté par la IIème République le 27 avril 1848
grâce aux efforts de
Victor Schoelcher (1804-1893),
sous-secrétaire d'État à la Marine chargé des colonies.
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Tableau italien représentant l'abolition de l'esclavage aux Antilles en 1848 |
Le
gouvernemeur Layrle la promulgue sur l'île le 27
mai, sans
attendre l'arrivée tardive du texte ( voir décret
d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848 ).
L’esclavage fut également aboli la même année
à l’île de Saint-Martin pour la partie française, mais seulement en 1863
pour la partie hollandaise.
Puis la Guadeloupe participa aux élections qui
suivirent et permit l'élection de Victor Schoelcher en tant que député de la
Guadeloupe et de la Martinique.
En
1849, Schoelcher fut élu à l'Assemblée législative
de la Seconde République.
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Disons
nous et disons à nos enfants que tant qu'il restera un esclave sur la surface
de la Terre, l'asservissement de cet homme est une injure permanente faite à la
race humaine toute entière
Victor Schoelcher |

Devenu populaire dans
toutes les Antilles, Victor Schoelcher revendiqua aussi l’application du droit
commun et même la départementalisation pour les quatre colonies (Martinique,
Guadeloupe, Guyane et la Réunion), mais il échoua sur cette question (les quatre colonies ne deviendront des départements qu’en
1946).
L'économie
de la Guadeloupe est dans une situation catastrophique.
Le
tremblement de terre de 1843 à la Guadeloupe a
dévasté un grand nombre d'
habitations sucrières.
Émancipés
les anciens esclaves fuient les plantations.
Pour
palier au manque de main d'œuvre dans la plupart des plantations, le II ème Empire de Napoléon
III substitut à l'esclavage, un régime de travail coercitif faisant appel aux
travailleurs africains.
C'est ainsi qu'en
1852, on fit appel à l'immigration des Congos :
6000 à la Guadeloupe.
Sous
le coup des lois coercitives, les anciens esclaves reviennent dans les
plantations pour devenir de simples ouvriers miséreux.
A partir de
1861, l'immigration indienne
prend le relais : 45000 à la Guadeloupe.
Afin
d'aider l'économie à redémarrer, le gouvernement de Napoléon III
accorde aux anciens propriétaires d'esclaves une indemnité égale au
tiers de la valeur de leurs anciens esclaves.
Cela
ne suffit pas pour sauver la plupart des békés.
Dépendant
des nouvelles banques locales (Banque de la Guadeloupe créée en 1851,
Crédit foncier colonial créé en 1863), ils sont maintenant relégués
comme simples fournisseurs des "usines centrales",
chargées uniquement de broyer la canne, ce qui impose le regroupement
des plantations.
Celles-ci
occupent plus de la moitié de l'île.
A la fin du XIX ème
siècle, Chinois, Libanais, syriens, majoritairement commerçants,
viendront compléter cette mosaïque de population.
Sous la III ème
République (1871) la Guadeloupe et la Martinique se voient à nouveau
attribuer une représentation à l'Assemblée Nationale.
Le
rhum au secours de la Guadeloupe.
Avec
la République, la démocratie fait de grandes avancées.
Grâce
au suffrage universel, le pouvoir politique revient aux mains des
Noirs et des Métis.
1871 :
la
Guadeloupe est représentée au Parlement Français par Hégésippe LEGITIMUS,
premier député guadeloupéen.
Sur
le front de l'économie la situation se détériore. Suite à des
spéculations hasardeuses des raffineurs métropolitains, le cours du
sucre baisse de moitié entre 1882 et 1899.
Les
planteurs sont pour la plupart contraints à vendre leurs terres aux
industriels.
Ces
derniers vont progressivement abandonner la production de sucre pour se
convertir dans la production de rhum.

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