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Location de vacances à Deshaies en Guadeloupe

Dominique et Michel Valladon - La Coque - 97126  DESHAIES

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GUADELOUPE

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SOMMAIRE :

1: Les Ciboneys et les Arawaks / 2: Les indiens Caraïbes / 3: Christophe Colomb découvre Karukera / 4: La colonisation française / 5: Les colons et l'introduction de la canne à sucre / 6: L'esclavage et le commerce triangulaire / 7: Le Code Noir / 8: Les occupations anglaises au 18ème siècle / 9: La révolution française, première abolition de l'esclavage / 11: L'abolition de l'esclavage - Victor Schoelcher / 12: Le vingtième siècle 


 

Après le rétablissement de l'esclavage en 1802, les colons ont durci les conditions de vie des esclaves dont le comportement est de plus en plus insurrectionnel.

Beaucoup d'esclaves fuient pour se réfugier dans les forêts et les montagnes guadeloupéennes. 

Ces "marrons" sont systématiquement pourchassés, parfois même par leurs  frères de labeur, à qui on promettait la liberté.

Le marronnage s'estompe à partir de 1830 et a pratiquement disparu en 1948.

 

    

L'abolition de l'esclavage

 

1833 : L'Angleterre décrète l'abolition de l'esclavage. 

A Paris, des hommes comme Tocqueville, Broglie, Lamartine, Bissette et Schoelcher mènent le même combat abolitionniste. 

Le 4 mars 1848 : la loi abolit à son tour l'esclavage.

Le décret officiel d'abolition est  voté par la IIème République le 27 avril 1848 grâce aux efforts de Victor Schoelcher (1804-1893), sous-secrétaire d'État à la Marine chargé des colonies.

Tableau italien représentant l'abolition de l'esclavage aux Antilles en 1848

 

Le gouvernemeur Layrle la promulgue sur l'île le 27 mai, sans attendre l'arrivée tardive du texte ( voir décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848 ).

L’esclavage fut également aboli la même année à l’île de Saint-Martin pour la partie française, mais seulement en 1863 pour la partie hollandaise. 

Puis la Guadeloupe participa aux élections qui suivirent et permit l'élection de Victor Schoelcher en tant que député de la Guadeloupe et de la Martinique. 

En 1849, Schoelcher fut élu à l'Assemblée législative de la Seconde République.

 

 

Disons nous et disons à nos enfants que tant qu'il restera un esclave sur la surface de la Terre, l'asservissement de cet homme est une injure permanente faite à la race humaine toute entière

Victor Schoelcher

 

 

Devenu populaire dans toutes les Antilles, Victor Schoelcher revendiqua aussi l’application du droit commun et même la départementalisation pour les quatre colonies (Martinique, Guadeloupe, Guyane et la Réunion), mais il échoua sur cette question (les quatre colonies ne deviendront des départements qu’en 1946). 

L'économie de la Guadeloupe est dans une situation catastrophique.

Le tremblement de terre de 1843 à la Guadeloupe a dévasté un grand nombre d' habitations sucrières.

Émancipés les anciens esclaves fuient les plantations.

Pour palier au manque de main d'œuvre dans la plupart des plantations,  le II ème Empire de Napoléon III substitut à l'esclavage, un régime de travail coercitif faisant appel aux travailleurs africains.

C'est ainsi qu'en 1852, on fit appel à l'immigration des Congos : 6000 à la Guadeloupe.

Sous le coup des lois coercitives, les anciens esclaves reviennent dans les plantations pour devenir de simples ouvriers miséreux.

A partir de 1861, l'immigration indienne prend le relais : 45000 à la Guadeloupe.

Afin d'aider l'économie à redémarrer, le gouvernement de Napoléon III accorde aux anciens propriétaires d'esclaves une indemnité égale au tiers de la valeur de leurs anciens esclaves.

Cela ne suffit pas pour sauver la plupart des békés. 

Dépendant des nouvelles banques locales (Banque de la Guadeloupe créée en 1851, Crédit foncier colonial créé en 1863), ils sont maintenant relégués comme simples fournisseurs des "usines centrales", chargées uniquement de broyer la canne, ce qui impose le regroupement des plantations.

Celles-ci occupent plus de la moitié de l'île.

A la fin du XIX ème siècle, Chinois, Libanais, syriens, majoritairement commerçants, viendront compléter cette mosaïque de population.

Sous la III ème République (1871) la Guadeloupe et la Martinique se voient à nouveau attribuer une représentation à l'Assemblée Nationale.

 

Le rhum au secours de la Guadeloupe.

 

Avec la République, la démocratie fait de grandes avancées.

Grâce au suffrage universel, le pouvoir politique revient aux mains des Noirs et des Métis. 

1871 : la Guadeloupe est représentée au Parlement Français par Hégésippe LEGITIMUS, premier député guadeloupéen.

Sur le front de l'économie la situation se détériore. Suite à  des spéculations hasardeuses des raffineurs métropolitains, le cours du sucre baisse de moitié entre 1882 et 1899.

Les planteurs sont pour la plupart contraints à vendre leurs terres aux industriels.

Ces derniers vont progressivement abandonner la production de sucre pour se convertir dans la production de rhum.

 

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