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Location de vacances à Deshaies en Guadeloupe

Dominique et Michel Valladon - La Coque - 97126  DESHAIES

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SOMMAIRE

TRADITIONS, CULTURE

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  MIZIK ANTIYE

 

                               

On ne peut concevoir les Antilles sans la musique qui, associée aux chants et aux danses, rythment tous les instants, joyeux ou tristes de la vie.

Fruits du brassage culturel, de l'interpénétration d'influences africaines, européennes, américaines, du mélange des sons ..., les musiques antillaises doivent à ce profond et constant métissage, leur extrême variété et richesse. 

L'importance de l'empreinte africaine se marque par la place prédominante donnée au rythme dans la musique, à l'omniprésence des percussions, du tambour "ka".

 

 

Le Gwo-Ka : 

 

Le gwoka est une forme d'expression artistique traditionnelle de la Guadeloupe née à une sombre période de l'histoire des guadeloupéens. Le gwoka  trouve ses origines au temps de l'esclavage, au début du 18 ème siècle. A partir des musiques et des danses extrêmement riches et diverses de leur pays d'origine, les esclaves ont élaboré un outil de communication, un moyen d'expression, un art nouveau, au même titre que le créole. 

Le gwoka est non seulement une musique mais aussi tout ce qui gravite autour d'elle : la danse, les jeux, les blagues…, une certaine manière d'être, une façon de vivre, de revendiquer ses origines, son identité guadeloupéenne, de résister à l'aliénation culturelle, de sauvegarder et défendre son patrimoine. 

A l'origine la musique Gwo-Ka s'est intégrée à la vie des populations rurales de la Guadeloupe. Elle reprend différents types de chants adaptés à la vie quotidienne :

- chants de travail
- chants et danses du dimanche
- chants de veillée
- lewoz : rassemblements en soirée organisés, à l'origine, dans les milieux ruraux.

Le Gwo Ka se compose de sept rythmes de base :

LÉWOZ rythme mélancolique  

TUMBLAK : rythme rapide, pétillant

KALADJA : rythme triste et lent qui convient aux veillées mortuaires

GRAJ : pour rythmer les travaux collectifs 

WOULÉ : rythme sur trois temps, associé au travail des champs

MENNDÉ : musique de carnaval ; musique des esclaves "marrons" lors des attaques de plantations

PADJANBEL : rythmait la coupe de la canne à sucre 

 

Ti-Papa, joueur de tambour. Pointe à Pitre (1880)
 

Dans une formation traditionnelle de Gwo-Ka, les musiciens actuels admettent de 2 à 3 tambours (*) sur lesquels les percussionnistes jouent à califourchon, 1 tambour (**) (type djembé) joué droit, qui a un rôle soliste et improvisateur.

(*) boula : tambour plus gros et plus grave, qui soutient le rythme en continu.

(**) makè : tambour plus petit et plus aigu, qui improvise et joue les solos. 

sans  oublier les chantè (chanteurs) et les répondè (les choeurs).

 

 Sites incontournables pour apprendre à connaître et à apprécier cette extraordinaire musique : 

 

http://www.negkoton.com/

dossier gwo-ka sur http://www.lameca.org

http://site.voila.fr/gwoka

http://www.indestwaska.org
http://www.multimania.com/kalindika

http://imagesetmusiques.free.fr/styles.html

http://www.gwoka.fr.st

http://bwa.online.fr/index.html

http://b.vd.free.fr/Balkouta/Site/

 

 

La biguine

Née vers les années 1930, elle est inspirée du rythme des orchestres de jazz de la Nouvelle Orléans. Elle se danse de façon tonique, en robe doudou pour les femmes et en costume de soirée pour les hommes. 

Les orchestres de biguine sont proches de ceux de la Nouvelle Orléans. Ils sont généralement formés d'une clarinette, d'un trombone et d'un banjo. Le mot biguine viendrait de l'anglais " begin " lancé par les chefs d'orchestre pour faire débuter la musique. Le rythme de la biguine est binaire et marqué par la fameuse cellule rythmique présente dans de nombreuses musiques des caraïbes : le cinquillo.

Le rythme de base de la biguine évolue par la suite avec l'hégémonie du calypso, de merengue et de la musique cubaine. Naissent alors divers rythmes dérivés de la biguine comme la biguine wabap, le kalengue ou biguine kombass. Les orchestre eux-aussi évoluent, sous l'influence du jazz notamment ; les formations incorporent petit à petit trompettes, saxophones, guitare, orgue, basse et batterie.

 

Le zouk : 

A l'origine, le terme zouk (contraction de mazouk) désignerait une fête populaire de campagne animée par un orchestre consistant en un accordéon, un tambour, maracas et triangle. De nos jours, le terme zouké, devenu populaire aux Antilles, signifie " danser ". Si les permiers morceaux de zouk ont été enregistrés à la fin des années 1970, le zouk n'en reste pas moins l'apanage d'un groupe des années 1980 : Kassav, groupe formé à Paris autour des frères Décimus 

Avec des arrangements peaufinés, et surtout novateurs, Kassav a  permis de faire connaître ce genre musical au monde entier.

Le dance hall, est beaucoup plus récent. C'est un mélange de ragga et de reggae, qui nous est parvenues des îles anglophones comme la jamaïque. Un des précurseurs fut le collectif "Karukera Sound System" qui nous délivrent actuellement des jeunes artistes de talent tel Admiral T , Lovy Jam, Saik.... D'autres artistes représentent également très bien a l'instar de Krys, Kerozen....


 liens vers des sites intéressants sur la musique :

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