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On ne peut concevoir les Antilles sans la musique
qui, associée aux
chants et aux danses, rythment tous les instants, joyeux ou tristes de la
vie.
Fruits
du brassage culturel, de l'interpénétration d'influences
africaines, européennes, américaines, du mélange des sons ..., les musiques antillaises doivent
à ce profond et constant métissage, leur extrême variété et
richesse.
L'importance
de l'empreinte africaine se marque par la place prédominante donnée au
rythme dans la musique, à l'omniprésence des percussions, du tambour
"ka".
Le
Gwo-Ka :
Le
gwoka est une forme d'expression artistique traditionnelle de la
Guadeloupe née à une sombre période de l'histoire des guadeloupéens.
Le gwoka trouve ses origines au temps de l'esclavage, au début
du 18 ème siècle. A partir des musiques et des danses extrêmement
riches et diverses de leur pays d'origine, les esclaves ont élaboré
un outil de communication, un moyen d'expression, un art nouveau,
au même titre que le créole.
Le
gwoka est
non seulement une musique mais aussi tout ce qui gravite autour
d'elle : la danse, les jeux, les blagues…, une certaine manière
d'être, une façon de vivre, de revendiquer ses origines, son
identité guadeloupéenne, de résister à l'aliénation
culturelle, de sauvegarder et défendre son patrimoine.
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A
l'origine la musique Gwo-Ka s'est intégrée à la vie des
populations rurales de la Guadeloupe. Elle reprend différents
types de chants adaptés à la vie quotidienne :
-
chants de travail
- chants et danses du dimanche
- chants de veillée
- lewoz : rassemblements en soirée organisés, à
l'origine, dans les milieux ruraux.
Le
Gwo Ka se compose de sept rythmes de base :
LÉWOZ
: rythme mélancolique
TUMBLAK
: rythme rapide, pétillant
KALADJA
:
rythme triste et lent qui convient aux veillées
mortuaires
GRAJ
:
pour rythmer les travaux collectifs
WOULÉ
: rythme sur trois
temps, associé
au travail des champs
MENNDÉ
:
musique de carnaval ; musique des esclaves
"marrons" lors des attaques de plantations
PADJANBEL
: rythmait la
coupe de la canne à sucre
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Ti-Papa,
joueur de tambour. Pointe à Pitre (1880)
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Dans
une formation traditionnelle de Gwo-Ka, les musiciens actuels
admettent de 2 à 3 tambours (*)
sur lesquels les percussionnistes jouent à califourchon, 1
tambour (**)
(type
djembé) joué droit, qui a un rôle soliste et improvisateur.
(*)
boula :
tambour plus gros et plus grave, qui soutient le rythme
en continu.
(**)
makè : tambour plus petit et plus
aigu, qui improvise et joue les solos.
sans
oublier les chantè
(chanteurs) et les répondè
(les
choeurs).
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Sites
incontournables pour apprendre à connaître et à apprécier
cette extraordinaire musique :
http://www.negkoton.com/
dossier
gwo-ka sur http://www.lameca.org
http://site.voila.fr/gwoka
http://www.indestwaska.org
http://www.multimania.com/kalindika
http://imagesetmusiques.free.fr/styles.html
http://www.gwoka.fr.st
http://bwa.online.fr/index.html
http://b.vd.free.fr/Balkouta/Site/
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La biguine
: Née vers les
années 1930, elle est
inspirée du rythme des orchestres de jazz de la Nouvelle Orléans. Elle se
danse de façon tonique, en robe doudou pour les femmes et en costume
de soirée pour les hommes.
Les
orchestres de biguine sont proches de ceux de la Nouvelle Orléans. Ils
sont généralement formés d'une clarinette, d'un trombone et d'un banjo.
Le mot biguine viendrait de l'anglais " begin " lancé par les
chefs d'orchestre pour faire débuter la musique. Le rythme de la biguine
est binaire et marqué par la fameuse cellule rythmique présente dans de
nombreuses musiques des caraïbes : le cinquillo.
Le
rythme de base de la biguine évolue par la suite avec l'hégémonie du
calypso, de merengue et de la musique cubaine. Naissent alors divers
rythmes dérivés de la biguine comme la biguine wabap, le kalengue ou
biguine kombass. Les orchestre eux-aussi évoluent, sous l'influence du
jazz notamment ; les formations incorporent petit à petit trompettes,
saxophones, guitare, orgue, basse et batterie.
Le
zouk :
A
l'origine, le terme zouk (contraction de mazouk) désignerait une fête
populaire de campagne animée par un orchestre consistant en un accordéon,
un tambour, maracas et triangle. De nos jours, le terme zouké, devenu
populaire aux Antilles, signifie " danser ". Si les permiers
morceaux de zouk ont été enregistrés à la fin des années 1970, le
zouk n'en reste pas moins l'apanage d'un groupe des années 1980 : Kassav,
groupe formé à Paris autour des frères Décimus
Avec
des arrangements peaufinés, et surtout novateurs, Kassav a
permis de faire connaître ce genre musical au monde entier.
Le
dance hall, est
beaucoup plus récent. C'est un mélange de ragga et de reggae, qui nous
est parvenues des îles anglophones comme la jamaïque. Un des précurseurs
fut le collectif "Karukera
Sound System" qui nous délivrent actuellement des jeunes
artistes de talent tel Admiral T , Lovy Jam, Saik.... D'autres
artistes représentent également très bien a l'instar de Krys,
Kerozen....
liens vers des sites intéressants
sur la musique :

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