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Né à
Paris le 22 juillet 1804
Victor Schoelcher est le fils d'un
négociant en porcelaine parisien,
d'origine alsacienne.
Son père, fabricant de céramique à Paris, lui
fit découvrir l'esclavage par hasard.
En 1830, Victor va aux Amériques pour commercialiser les porcelaines Schœlcher
et pour trouver de
nouveaux clients. Victor
Schoelcher ne trouva pas de nouveaux clients mais découvre la dure réalité de
l'esclavage et les affreuses conditions de vie des Noirs. Cette
situation le révolta.
Il voyagea à plusieurs reprises aux États-Unis, au
Mexique, à Cuba, aux Caraïbes, en Afrique.
Dès lors, son combat incessant et pugnace
(articles, livres, plaidoyers) n'aura de cesse, pour mener à bien
l'abolition. |
La révolution de février 1848, renversant la monarchie constitutionnelle
de Louis-Philippe, lui donnera cette opportunité.
Rentré précipitamment du
Sénégal où il était parti explorer les sources de l'esclavage et collecter
des matériaux sur les civilisations africaines, Victor Schœlcher se voit
confier par Arago le sous-secrétariat à la Marine et aux Colonies et prépare
le décret d'abolition de l'esclavage.
En dépit de
certaines réticences, Schœlcher fait adopter, le 27 avril
1848, le décret
d’abolition de l’esclavage sur toutes les terres françaises.
Après 1848, Victor Schoelcher
continua sa vie politique.
Élu au suffrage
universel dans les trois colonies françaises des Antilles et de la Guyane, il
choisit de représenter la Martinique.
Cependant, à cause de ses idées, il est obligé
de s'exiler à Londres après le coup d'État du 2 décembre 1851.
Là, il partagea
le sort
d'autres personnages célèbres comme Victor Hugo dont il devint l'ami.
Après
la chute de Napoléon III
et après dix-huit ans d'exil à Londres, Schœlcher rentra en 1870 à Paris.
Il fut député de la Martinique et ensuite sénateur.
Durant tout le second Empire il dut vivre en
Angleterre. Il était proscrit car républicain. En 1870 il rentre en France.
Il est
réélu représentant de la Martinique à l'Assemblée Nationale en 1871
puis sénateur inamovible de cette île en
1875.
.
Jusqu’à sa
mort Victor Schœlcher poursuivra son combat en faveur des libertés.
Il
rapporta les lois Ferry devant le Sénat pour
une école laïque, gratuite et obligatoire et milita pour :
-
la défense des droits des
citoyens d'outre-mer et leur assimilation à ceux de la France
-
l’abolition
de la peine de mort
-
la
reconnaissance des droits des femmes
-
que
l'état se charge de l'éducation des enfants.
Il meurt
le 24 décembre 1893 à Houilles, il fut inhumé au cimetière du
Père-Lachaise. Ses cendres furent transférées le même jour que Félix Eboué
au Panthéon le vendredi 20 mai 1949.

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