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GUADELOUPE

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 Victor Schoelcher 


 
22 juillet 1804 / 25 décembre 1893
 

 

 

                                

 

Né à Paris le 22 juillet 1804 Victor Schoelcher est le fils d'un négociant en porcelaine parisien, d'origine alsacienne. 

Son père, fabricant de céramique à Paris, lui fit découvrir l'esclavage par hasard.

En 1830, Victor va aux Amériques pour commercialiser les porcelaines Schœlcher et pour trouver de nouveaux clients. Victor Schoelcher ne trouva pas de nouveaux clients mais découvre la dure réalité de l'esclavage et les affreuses conditions de vie des Noirs. Cette situation le révolta. 

Il voyagea à plusieurs reprises aux États-Unis, au Mexique, à Cuba, aux Caraïbes, en Afrique.

Dès lors, son combat incessant et pugnace (articles, livres, plaidoyers) n'aura de cesse, pour mener à bien l'abolition. 

La révolution de février 1848, renversant la monarchie constitutionnelle de Louis-Philippe, lui donnera cette opportunité. 

Rentré précipitamment du Sénégal où il était parti explorer les sources de l'esclavage et collecter des matériaux sur les civilisations africaines, Victor Schœlcher se voit confier par Arago le sous-secrétariat à la Marine et aux Colonies et prépare le décret d'abolition de l'esclavage.

En dépit de certaines réticences, Schœlcher fait adopter, le 27 avril 1848, le décret d’abolition de l’esclavage sur toutes les terres françaises.

Après 1848, Victor Schoelcher continua sa vie politique.

Élu au suffrage universel dans les trois colonies françaises des Antilles et de la Guyane, il choisit de représenter la Martinique.

Cependant, à cause de ses idées, il est obligé de s'exiler à Londres après le coup d'État du 2 décembre 1851.

Là, il partagea le sort d'autres personnages célèbres comme Victor Hugo dont il devint l'ami. 

Après la chute de Napoléon III et après dix-huit ans d'exil à Londres, Schœlcher rentra en 1870 à Paris. 

Il fut député de la Martinique et ensuite sénateur.  Durant tout le second Empire il dut vivre en Angleterre. Il était proscrit car républicain. En 1870 il rentre en France.

Il est réélu représentant de la Martinique à l'Assemblée Nationale en 1871 puis sénateur inamovible de cette île en 1875.

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Jusqu’à sa mort Victor Schœlcher poursuivra son combat en faveur des libertés.

Il rapporta les lois Ferry devant le Sénat pour une école laïque, gratuite et obligatoire et milita pour :

- la défense des droits des citoyens d'outre-mer et leur assimilation à ceux de la France

- l’abolition de la peine de mort 

- la reconnaissance des droits des femmes

- que l'état se charge de l'éducation des enfants.

 

 

Il meurt le 24 décembre 1893 à Houilles, il fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise. Ses cendres furent transférées le même jour que Félix Eboué au Panthéon le vendredi 20 mai 1949.

 

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