Vêtements traditionnels créoles – Guadeloupe

Vêtements traditionnels créoles – Guadeloupe
Domaine-Karaibes

Les femmes, où qu’elles soient, aiment se bichonner et faire ressortir leur beauté. Les femmes antillaises ne dérogent pas à cette règle.Que ce soit pour les vêtements du quotidien ou pour les grandes occasions, elles savent choisir leurs tenues avec goût et ont toujours su le faire même dans les années 30.

Vêtements du quotidien en Guadeloupe

Les femmes antillaises apprécient les robes longues et les foulards au-dessus des têtes en dépit de la chaleur tropicale.
L’une des tenues typiques du quotidien à l’époque était la gaule. Il s’agit d’une robe ample, droite et assez longue arrivant à 30 cm du sol parfois parée de broderies anglaises. C’est une tenue qui se porte en intérieur.

Elle est synonyme de relaxation et de confort. Elle est généralement très simple et le plus souvent de couleur blanche. Elle comporte des manches longues ou trois-quarts parfois larges.

Suivant les broderies dont elle peut être ornée, on distingue : la gaule princesse, bourgeoise, empire, maman poule, etc. la taille était parfois soulignée à l’aide d’un madras. La tête était aussi surmontée d’un mouchoir. En-dessous de ces robes, les femmes ne portaient rien d’autre que des culottes de dentelle arrivant au haut des genoux.

Vêtements pour les occasions

Après la messe ou pour une sortie, les antillaises avaient pris pour habitude de s’habiller d’une longue culotte (panty) accompagnée d’un jupon orné de dentelle et de volants.

Pour ces occasions, les robes blanches étaient troquées contre des robes en madras plus élaborées en tissu imprimé, en soie ou doublées de tarlatane. Ces robes sont toujours longues, marquent la taille, et laissent onduler une traîne derrière elles. Cette traîne est nouée en s’inspirant de la manière dont les femmes indiennes nouent leurs saris et laisse par la même apparaître les jupons.

Les coiffes venaient immanquablement compléter l’apparat de sortie de la tenue créole. Ces coiffes sont des tissus faits en madras qui se portent différemment suivant les différentes îles antillaises. Les coiffes et les tenues de deuils ne sont par contre pas faites à partir de madras. Ces « têtes » sont soit attachées ou bien serrées.

​Les têtes serrées ne se défont pas et font office de chapeaux. Selon l’île où elles sont portées on les appelle casserole, chaudière ou cocotte.

Elles s’enfilent sur des cheveux tirés en arrière et roulés en tresse et sont maintenues à l’aide de barrettes dorées. La façon de porter la coiffe permettait aux antillaises d’afficher leur situation amoureuse : une seule pointe qui dépasse (tête un bout) signifie que la femme est célibataire, deux pointes (tête deux bouts) que la femme est prise et rois pointes (tête trois bouts) qu’elle est mariée.

Pour les hommes, des tenues plus classiques et plus largement inspirées des colons étaient de mise comme des chemises à nervures dont les boutons de manchettes sont en or. Le tout était surmonté d’une giletière ou d’une redingote. Et on accessoirisait la tenue d’un chapeau (panama, canotier) et d’une montre à gousset à la poche.

Le Madras

Le Madras fait son apparition aux Antilles à la fin du 17ème siècle. Il est dans un premier temps réservé aux femmes blanches.

Cette étoffe est originaire d’Inde et est d’inspiration écossaise. Le madras trouve ses origines dans une ville indienne du même nom. Initialement fait à base de fibre de bananier puis de coton et de soie, il se caractérise par des carreaux et rayures aux couleurs vives. C’est aujourd’hui l’un des emblèmes les plus forts des Antilles.

Selon le type de fils utilisé, on distingue le madras du mouchoir des Indes. L’étoffe comporte de petits trous sur les bordures laissés par les pointes du métier à tisser. La distance entre deux trous appelée « coujou » a longtemps servi d’unité de vente du madras.

Cette étoffe sert à confectionner les foulards des coiffes et les robes.

Les Bijoux

Les bijoux étaient initialement faits de corail ou de grenat mais c’est certainement l’or qui était le plus répandu durant les années 30.

Les femmes antillaises ne lésinent pas sur les bijoux pour sublimer leurs tenues.

Parmi les boucles d’oreilles, on recense les zanneaux chenilles, les pommes cannelles ou les pierres noires.

Pour les colliers on trouve entre autres les mailles-concombres et les chaînes forçats. Enfin, les bracelets peuvent notamment être des joncs ou des semainiers.

A cela s’ajoute les bagues, barrettes, broches et médailles.

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