La faune en Guadeloupe

La faune en Guadeloupe
Domaine-Karaibes

A-t-on déjà rêvé de faire un voyage dans un pays lointain et séjourner dans des îles paradisiaques, déambuler au fin fond d’une jungle d’où jaillit la lumière scintillante du soleil accompagnée de toute la beauté de la nature… et admirer ce paysage sans que l’on ne rencontre un fauve affamé, un serpent cobra ou un scorpion venimeux qui interrompt cette éternelle jouissance ? C’est un rêve qui devient réalité. C’est une réalité !
La Guadeloupe d’aujourd’hui est dépourvue de bêtes sauvages. Pas un signe d’aucune espèce de serpent que ce soit ni d’autres prédateurs. Et pour cause, vers la fin du XIXe siècle, le gouvernement Antillais a fait introduire la mangouste, un mammifère carnivore d’Afrique, pour exterminer tout ce qui dérange sur terre, notamment les serpents et les rongeurs, dévastateurs des récoltes. Mais cette redoutable carnassière (à ne pas confondre avec la “langouste” qui est un crustacé marin), pourtant facile à apprivoiser, ne s’en est pas suffi de s’attaquer qu’à ces dangereux animaux. Elle a emporté tout ce qui se met au travers de son chemin dont les oiseaux et autres petits mammifères.

Autrefois, la Guadeloupe était un véritable centre pour la faune. On y trouve surtout une grande variété d’oiseaux dont on en dénombre plus de 200 espèces : l’aigrette bleue, le faucon émerillon, l’ibis falcinelle, pigeons à couronne blanche, sans oublier les perroquets dont le “Sisserou” est devenu le symbole même de la Dominique. La même chose en ce qui concerne les reptiles. Le meilleur exemple est celui des tortues qui comptent 250 espèces tropicales dont 10 espèces locales. Il y en a de tout : les tortues terrestres, palustres, marines, les diurnes, les omnivores, etc. On peut citer également l’existence de lézards, des iguanes des hérons et, sur les côtes, des pélicans pêcheurs que vous pouvez admirer le soir au port de Deshaies. Mais il y en a aussi des serpents. Quoiqu’en petit nombre, ils représentent une variété très dangereuse, en particulier en Martinique et St Lucia. On peut en citer le trigonocéphale ou “fer de lance” à tête triangulaire.

Malheureusement, la mangouste n’est pas le seul facteur de la raréfaction de cette faune en Guadeloupe. Les flèches des Indiens ainsi les fusils des colons, sans oublier la pratique illégale de la chasse sont autant d’agents qui ont participé à la disparition de plusieurs espèces animales. On peut citer trois espèces de perroquets.

L’hylode de la Martinique

Les amphibiens sont aussi importants, notamment les grenouilles. On en compte quatre espèces en Guadeloupe dont deux sont uniques au monde ! La plus connue est l’hylode de la Martinique, une minuscule grenouille que l’on ne rencontre pas dans la journée, mais qui se distingue par son chant très particulier dans toute la soirée. En effet, l’hylode de la Martinique “flute” chaque jour régulièrement de 17h30 à 6h du matin. Quand on l’entend pour la première fois, on penserait à des oiseaux ou des insectes, mais on n’aurait jamais imaginé qu’il s’agit de grenouilles. Quoi qu’il en soit, ce magnifique chant fait partie des bruits qui témoignent de la singularité de la nature de la Guadeloupe.

Les hylodes de la Martinique se nourrissent d’insectes et sont attirées par la lumière. Elles ne mesurent que quelques centimètres et comptent plus de 600 variétés qui prolifèrent dans les Amériques et aux Antilles. Leur couleur varie du jaune terne au marron foncé et vivent surtout dans forêts hygrophiles, mais aussi dans les savanes d’altitude et les jardins artificiels. On les trouve également dans les maisons où elle excelle dans la chasse active des moustiques. Bien qu’elle ne mesure que 47 mm, L’ hylode de la Martinique est le plus grand de tous les hylodes de Guadeloupe. Leurs mâles, quant à eux, peuvent atteindre une longueur corporelle maximale de 32,5mm. Elles sont caractérisées par une tête très large qui dépasse le reste du corps, et par un museau tronqué. Elles ont des pattes munies de grands disques digitaux … autant de caractéristiques qui font de l’Hylode de la Martinique une grenouille parfaitement arboricole et qui la différencie des rainettes.
Une femelle pond des œufs d’où sortent des bébé-grenouilles déjà complètement formés, le stade de têtard se déroulant dans l’œuf. Pouvant atteindre jusqu’à 7 ans de longévité, cette espèce de grenouilles est aussi la proie de plusieurs prédateurs comme l’anoli, le marbouillat ou encore le pic boeuf et les scolopendres, comme elles sont également très vulnérables aux pesticides. Elle est classée comme espèce “proche de menacée” en Guadeloupe.

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La faune en Guadeloupe est existante même si La Guadeloupe d’aujourd’hui est dépourvue de bêtes sauvages, petite visite des espèces endémiques de l'île
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